Pourquoi j'ai appris l'allemand

Pourquoi j’ai appris l’allemand ?

Cet Article a été rédigé par Anne-Lise, une Blogueuse qui a à coeur de vous partager ses recherches, astuces et conseils pour changer votre vision des langues !

Pour en savoir plus je vous invite à découvrir son blog : Grandir en langues

Je dois le reconnaître, même si je suis une passionnée des langues en général, j’ai une relation particulière avec l’allemand. Bon, ok je suis prof d’allemand, donc on s’y attend un peu. Peut-être. Mais au-delà de l’allemand en soi, deux choses me plaisent particulièrement : les langues, les langages en général et la culture allemande.

Ma relation avec l’allemand pourrait faire penser à un coup de foudre. Mais je ne crois pas que cela en soit un.

Car ces sentiments particuliers que j’ai ne me sont pas tombés dessus, comme ça, du jour au lendemain. Je pense les avoir tissés au fil des expériences, des rencontres que j’ai faites par l’intermédiaire de la langue. C’est ce que j’ai vécu avec l’allemand, directement ou indirectement, et les émotions que j’y associe encore aujourd’hui qui m’ont permis(es) d’écrire une belle histoire avec cette langue.

Car oui quand je parle allemand, quand  je l’entends, je ressens une émotion particulière. Je crois qu’il me serait impossible de pouvoir totalement vous la décrypter. Je ressens une sensation de bien-être, un délicieux mélange entre la curiosité d’entendre ou lire quelque chose d’étranger et le confort d’avoir affaire à quelque chose de connu. Cette langue restera toujours étrangère pour moi, même si je la parle couramment aujourd’hui mais elle me donne l’impression d’être familière.

Ce que j’ai envie de faire, c’est de vous partager un peu de mon parcours avec l’allemand. Si vous lisez ce blog, je suppose que cette langue vous plaît ou au moins vous intéresse.

Je ne vais donc pas essayer de vous convaincre d’apprendre l’allemand (même si je pense que vous devez le faire !), mais plutôt vous parler de mon expérience. Je vais vous raconter les 3 raisons principales et rationnelles qui m’ont poussé à apprendre cette langue et les 3 trucs qui m’ont vraiment permis de booster mon apprentissage.

Comme je vous l’ai dit, il y aussi une part de ressentie, d’émotionnel. Cela étant propre à chacun, je vous l’ai partagé, mais ne reviendrai pas sur cette raison dans la suite de l’article. Cela n’empêche pas ce ressenti d’avoir joué l’un des plus grands rôles dans mon histoire avec la fameuse «  deutsche Sprache ! »

Mes 3 raisons d’apprendre l’allemand

La différence :

Au début de ma scolarité, ce sont mes parents qui m’ont inscrit en allemand et c’est grâce à eux que j’ai commencé à aimer cette langue. Très vite, au collège, j’ai cependant fait le choix toute seule. Et ce dont je me souviens, c’est de cette fierté d’avoir fait le choix d’apprendre l’allemand et donc de ne pas faire comme tout le monde. À mon époque (bon ce n’était pas il y a si longtemps non plus !) les classes bilangues étaient encore rares. Nous devions donc choisir en 6èmes entre l’allemand et l’anglais.

Sur 6 classes de 6èmes, 5 classes et ½  faisaient anglais et la demi-classe restante allemand. Autant vous dire qu’on était donc tout de suite classés. Pourtant, alors qu’à cet âge là on n’aime pas être différent et que je n’échappais pas à la règle, je n’ai jamais regretté ce choix. Et s’il y a eu des choses que j’ai eu du mal à assumer, apprendre l’allemand était bien loin d’en faire partie.

Il faut dire que cela avait quelques avantages non négligeables : j’étais assurée d’être toujours dans la classe de mes amis et surtout j’ai pu profiter jusqu’au bac de cours de langues en petits groupes. Même en anglais, car du coup nous nous retrouvions les mêmes en LV2. (deuxième langue vivante choisie en 4ème à mon époque) Aujourd’hui, je réalise que j’ai eu beaucoup de chance et j’aimerais donc vous en faire partager.

L’utilité

Soyons honnêtes. À la base c’est quand même ce qui l’a emporté dans le choix de mes parents à m’inciter à apprendre l’allemand dès l’école primaire. Tous les deux l’ayant appris et habitants en plus dans l’est de la France (pas non plus juste à coté de la frontière !), ils avaient conscience de l’importance de cette langue. Il se trouve qu’ils avaient également des souvenirs associés à cette langue, qu’ils avaient donc envie de transmettre.

Avec des locuteurs en Allemagne, mais aussi en Autriche, au Liechtenstein, en Suisse et en Belgique, l’allemand est la langue la plus parlée en Europe (En tant que langue maternelle ou langue seconde) . Dans le monde entier, environ 115 millions de personnes la parlent. (Chiffre légèrement variable selon les sources.)

Ces chiffres ajoutés à la bonne santé de l’économie allemande ne permettent plus trop de nier son utilité.  Et c’est ce que j’ai rapidement constaté dès mes premiers voyages et échanges avec des natifs germanophones.

Je ne suis donc pas très originale sur ce point là et je vous apprends d’ailleurs surement rien. Si je vous le dis, ce n’est pas pour donner raison à l’une ou l’autre étude. Ni pour aller dans le sens des statistiques.

Mais, car c’est quelque chose que j’ai ressenti et surtout vécu. J’ai vu que l’allemand faisait la différence au niveau professionnel, que l’apprendre m’a ouvert des opportunités que je n’aurais eu pas sinon. Par sa proximité géographique avec la France, mais aussi grâce aux accords signés entre la France et l’Allemagne (suite notamment au Traité de l’Elysée, cliquez ici pour tout savoir), de nombreux échanges sont possibles que ce soit au niveau privé (visitez ici le site de l’OFAJ) ou professionnel.

En fait, sans vraiment savoir pourquoi, j’ai su dès le début de mon apprentissage,  que l’allemand me servirait. Sans remplacer l’anglais que de toute manière, je ne pourrais pas éviter.

Ce que j’ai remarqué, c’est combien parler allemand avec des natifs germanophones (et ça même s’ils parlent très bien anglais !) fait une réelle différence dans la relation que nous créons. Plus de confiance, plus de plaisir, plus d’entraide et plus de facilités. (Si un des interlocuteurs parle sa langue maternelle, les incompréhensions sont plus limitées)

Ce point est valable pour toutes les langues, bien évidemment. Ce qui m’a frappé pourtant c’est que les germanophones sont particulièrement sensibles au fait que vous parliez leur langue. Cette confiance est donc d’autant plus facile à créer. (Surtout qu’ils se moquent généralement que vous fassiez des fautes et adorent l’accent français !)

C’est une langue logique et simple à prononcer :

C’est pour moi l’argument imparable que nous entendons beaucoup trop peu !

Aujourd’hui, les dernières recherches l’ont montré. Notre cerveau a besoin de liens, de connexions concrètes et rassurantes pour avancer dans un apprentissage. C’est ce qui rend d’ailleurs la découverte de certains phénomènesparticulièrement complexes.

En allemand, ce problème là est un peu écarté car tout se construit d’une manière très logique.

C’est quelque chose qui n’est pas forcément simple à assimiler pour les francophones car la langue française a une toute autre logique. Pourtant je vous assure que quand vous l’avez compris, c’est un vrai trésor.

Des exemples très simple avec du vocabulaire courant :

  • Le vétérinaire en allemand se dit «  der Tierarzt » : der Arzt : le médecin + das Tier : un animal. 
  • Le mouchoir se dit «  der Taschentuch » : die Tasche : la poche + der Tuch : le morceau de tissu  
  • Le pyjama se dit «  der Schlafanzug »: der Schlaf : le sommeil/schlafen : dormir + der Anzug : le costume. 

Mes 3 trucs pour booster mon apprentissage et mieux apprendre l’allemand.

Cette fois, je vous parle vraiment de mon ressenti et de mon expérience personnelle. Si je crois en l’utilité et en l’importance de ce dont je vais vous parler, je crois aussi en la spécificité de chacun. Libres à vous des les adapter, de ne pas les aimer et surtout de ressentir que cela ne vous convient pas.

Des échanges, des rencontres pour que la langue devienne une réalité.

C’est quelque chose qui a été très important pour moi car c’est grâce à mes premiers échanges que j’ai créé mes premiers souvenirs et découvert mes premières émotions dans cette langue. La découverte de la langue dans son milieu naturel et surtout hors du cadre scolaire a été vraiment un tournant dans mon apprentissage.

Alors cela ne veut pas dire que c’était seulement positif. La première fois que je suis partie en Allemagne, je comprenais vraiment très très peu. Et parlais encore moins. (Surtout que j’étais dans une région où ils parlaient dialecte.^^). Et je me souviens encore du sentiment de solitude que j’ai ressenti quand ma correspondante parlait, rigolait avec ses amis et que moi je n’avais même pas saisi le sujet de la conversation.

Ensuite j’y suis retournée plusieurs fois. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables avec lesquelles j’ai vécu des choses tout aussi formidables. J’ai pu nouer des liens d’amitiés et partager des moments d’exception.

C’est tout cela qui m’a permis de booster mon apprentissage. La langue en soi ne m’intéresserait pas si elle ne m’avait pas permise de faire quelque chose de nouveau. De découvrir, de ressentir autre chose que ce que je vivais avec ma langue maternelle.

Je vous conseille d’essayer si vous ne l’avez pas encore fait. Associez ce que vous apprenez de nouveau à un souvenir et/ou à une émotion. Les émotions guident notre cerveau et notre corps, elles guideront donc aussi votre apprentissage !

J’ai appris du vocabulaire en contexte

Si vous avez de jeunes enfants ou que vous en avez déjà côtoyé qui ne parlent pas encore complètement, cela doit vous parler. Quand ils sont en train d’acquérir du vocabulaire, ils retiennent en priorité les mots dont ils besoin et ceux qu’ils aiment. Surtout, ils retiennent seulement les mots qui ont un sens pour eux et ceux qu’ils peuvent se représenter.

Cela fonctionne de la même manière quand vous apprenez une langue étrangère. Vous pouvez toujours apprendre des listes de vocabulaire par cœur. Cela peut marcher si vous avez une bonne mémoire et que vous êtes ultra-motivés. Mais cela ne remplacera pas une utilisation du vocabulaire en contexte qui fera toute la différence.

Tout simplement car des mots sont utiles à apprendre par cœur seulement si vous avez derrière l’objectif de les utiliser dans un cadre précis. Et ça, votre cerveau le sait très bien ! Il aura bien plus de facilités à conserver des choses qu’il comprend et qu’il peut associer à une utilisation précise.

Pensez à votre maison. Il nous arrive souvent d’entasser des objets au fil des années sans forcément nous en servir ( Je suis assez forte pour ça !). Imaginez pourtant qu ‘on vous apporte deux objets. Le premier est totalement inconnu pour vous, vous ne savez pas du tout à quoi il sert et ne visualisez pas du tout comment vous allez l’utiliser. Le deuxième au contraire,  prend un peu de place mais vous savez à quoi il pourra vous servir, même quelque temps plus tard.

 Lequel allez-vous garder ?

Dans notre cerveau, c’est un peu pareil. Et vraiment, je peux vous assurer que m’en rendre compte a vraiment boosté mon niveau d’allemand. Quand je suis arrivée en Allemagne pour y passer plusieurs mois, j’étais capable de faire une dissertation de 5 pages sur la philosophie de Kant. Par contre, je ne connaissais pas toutes les traductions possibles du verbe «  mettre » en allemand, ni tous les mots inévitables pour une agréable vie en colocation comme ‘ ranger », «  aspirateur » ou d’autres choses plus funs comme «  faire la grasse matinée « ou  «  je suis sortie ».

Les mots courants, les petites prépositions, je suis donc parvenue vraiment à les utiliser et les retenir quand ils faisaientpartie de mon quotidien.

Alors bien sûr, cela va tout de suite plus vite quand nous sommes confrontés à la langue au quotidien. Mais nous pouvons quand même appliquer cela en France. A condition d’associer notre apprentissage à des choses concrètes et de ne jamais dissocier ce qu’on apprend de l’objectif final de communication.

Je me suis le plus possible immergé dans la langue.

Je crois que c’est finalement le point qui rassemble un peu les deux précédents. Et peut être même tout l’article. Une langue ça demande du travail, cela peut demander des années avant d’arriver à un résultat satisfaisant. Mais cela demande surtout de s’y investir personnellement, d’y accorder une place dans sa vie. C’est aussi ça s’immerger. Rentrer complètement dans l’apprentissage. En acceptant d’être éventuellement bousculé par les vagues et de ne pas forcément prendre la direction prévue. Mais surtout en ayant la volonté de vouloir aller plus loin et de découvrir de nouveaux horizons.

Et ce qui est génial, surtout aujourd’hui avec Internet et les nombreux réseaux, c’est que vous pouvez vous immerger dans une langue depuis chez vous. Bien sûr, rien ne remplace un voyage à l’étranger et je vous le conseille d’ailleurs fortement. Mais si ce n’est pas possible pour vous, cela ne doit pas être un obstacle pour apprendre une langue. Bien au contraire, cela peut vous donner une motivation supplémentaire.

De mon coté, je suis beaucoup partie en Allemagne comme je vous l’ai dit. Mais j’ai continué à garder un lien avec l’allemand, même en France. Vous pouvez regarder des séries, lire des livres ou des articles en lignes, regarder des vidéos, vous inscrire sur une appli pour faire des entraînements quotidiens, vous inscrire à des tandems de conversations… Les possibilités sont multiples et n’attendent que vous !

Et vous, pourquoi avez-vous appris ou souhaitez vous apprendre l’allemand  ? Racontez le dans les commentaires!

Merci d’avoir lu cet article!

Je vous souhaite une très belle route avec l’allemand et vous donne rendez -vous sur Grandir en langues !

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